Petit guide d’animation à distance

Après de nombreuses expérimentations, je vous propose ce petit guide pour vous aider à rendre vos ateliers ou formations à distance efficace et surtout agréable à tous.

ÉTAPE 1 : Créer un espace chaleureux

La distance rend les interactions potentiellement plus « froide » : moins de non verbal, une synchronisation plus difficile et plus la possibilité de discuter avec son voisin avant le démarrage pour créer du lien.

Il faut donc plus en faire en tant qu’animateur pour créer un cadre ou les participants vont se sentir à l’aise.

Préparer les participants à activer la vidéo

La vidéo permet une meilleure fluidité dans les échanges et une plus grande chaleur dans la relation. Cependant, tout le monde n’est pas à l’aise avec, ou n’a pas un endroit adéquat pour l’activer. Si vous voulez que les participants ne soient pas pris au dépourvu et se prépare à l’idée il faut leur en parler dans l’invitation. Je mets systématiquement une phrase comme celle-ci :

 Idéalement j’aimerai que tu allumes ta caméra, en effet les échanges et la synchronisation sont bien plus chaleureux et efficaces avec (pense à te brosser les dents du coup 😉 ).

Bien prévenir, pour que chacun puisse se préparer correctement.

L’accueil

Le démarrage et l’accueil des participants sont deux moments clés pour créer l’ambiance de la suite.

Avez-vous déjà vécu ce moment : vous vous connectez à une visio ou tous les participants sont silencieux, vous vous demandez ce que vous devez faire et vous lancez un timide « bonjour » qui résonne pendant plusieurs secondes. C’est un peu comme si vous vous rendiez à une réunion ou personne ne parlait dans la salle et ou tout le monde évitait votre regard. Malaise…

En tant qu’animateur j’essaie d’éviter ce malaise aux participants : j’arrive autant que possible quelques minutes avant et lorsqu’un participant se connecte je l’accueille par son nom. J’essaie de meubler l’espace pour que les participants aient l’impression d’arriver dans un endroit vivant. Si je connais les participants je trouve un mot à leur dire, si ce n’est pas le cas je fais connaissance : « d’où est-ce que tu te connectes ? », « comment as-tu pris connaissance de l’atelier ? », « qu’est-ce que tu fais dans la vie? » … Et je fais attention de ne pas rentrer trop dans une discussion un à un pour accueillir au fur et à mesure les nouveaux arrivants. C’est important : la personne se sent accueillie et cela me permet également de vérifier que la personne m’entend bien et que son micro fonctionne.

Favoriser la gestuelle

Si le groupe est assez important (plus de huit personnes) j’aime bien démarrer en leur proposant des techniques d’animation gestuelle. Pour cela je leur diffuse juste une image comme celle-ci en leur présentant quelques gestes de bases :

Extrait du super ebook du Worklab.

Chaque fois que j’ai diffusé l’image au début j’ai eu beaucoup plus de feedback en cours de route (pouce en haut notamment) et des personnes qui levaient la main et attendait que je leur donne la parole pour intervenir plutôt que forcer la prise de parole en parlant plus fort. Certaines personnes sont plus introverties, il est très important de fournir un cadre pour les aider à intervenir et prendre la parole, chose plus délicate à distance.

Briser la glace

Vous avez certainement l’habitude des icebreakers. S’ils sont importants en présentiel, ils le sont d’autant plus à distance pour augmenter la part « d’humanité » du moment. Je vous propose mes quatre préférés :

  • Présentez-vous avec un objet. Les gens sont chez eux, profitons-en ! Donnez 30 secondes à tout le monde pour dénicher un objet qui le représente bien ou qui lui tient à cœur, puis chacun se présente en montrant son objet. J’ai découvert de belles choses grâce à cet exercice et des facettes inattendues. C’est un exercice idéal pour des gens qui ne se connaissent pas, mais cela renforce aussi les liens dans un groupe qui se connait.
  • Présentez-vous avec quelques images. J’amène les participants sur un tableau Miro ou Mural. Je les guide pour qu’ils créent tous un postit avec leur prénom. Puis je leur présente comment faire pour ajouter une image directement depuis l’outil et je montre l’exemple en ajoutant deux images : une à consonance plus pro et une plus perso. De même j’ai eu de belles surprises et des moments assez chouettes qui humanisent vraiment tous les participants :
  • Le mur des humeurs : je les amène sur un tableau virtuel ou l’image ci-dessous est préparée. Je leur demande de créer un postit avec leur prénom puis de le positionner sur le personnage qui leur correspond le mieux aujourd’hui. Enfin je fais un « tour d’écran » ou chacun se présente et explique le choix de son personnage. J’ai eu de beaux moments et des surprises via cet exercice très simple également !
  • Présentation en 1:1 : de même j’amène les participants sur un tableau virtuel et je leur fais créer un postit avec leur prénom. Puis, je leur demande de se répartir en binômes en déplaçant leur postit comme ci-dessous. Enfin je leur explique comment se déplacer dans une salle de sous-groupe tout seul pour se retrouver en binôme (ne fonctionne qu’avec Zoom) et je leur demande de se présenter l’un à l’autre et de répondre à tour de rôle à une question pour apprendre à se connaitre comme par exemple : « quel est le dernier truc chouette que tu as fait récemment ? », « qu’est-ce qui te manque le plus depuis que tu es confiné ? », … Je leur laisse 2 ou 3 minutes seulement pour cela, puis je les ramène en plénière.

L’intérêt de ces icebreakers est aussi de mettre en selle les participants et de les amener à découvrir les outils qu’ils vont utiliser par la suite en réalisant des tâches simples. On démarre ainsi tranquillement, sans pression, et je m’assure que tout le monde arrive à faire toutes les tâches demandées, sinon on attend et on aide celui qui bloque avec bienveillance.

Travailler son cadre visuel

La vidéo réduit drastiquement la qualité de la communication en enlevant une grosse part de non verbal très important lors des échanges. En tant que facilitateur de l’atelier j’essaie de travailler pour faire en sorte de l’enrichir :

  • Bien se positionner devant la webcam. Cela peut paraitre bête, mais je voie énormément de personnes dos à une fenêtre, des personnes dont on ne voie que le haut de la tête ou encore des personnes de coté car elles ont un double écran et ont mis la vidéo sur le deuxième…
  • Travailler la lumière pour être plus chaleureux et pour que l’on puisse mieux lire votre visage. C’est tout bête mais surtout si, comme moi, vous vous retrouvez dans une pièce mal éclairée cela change beaucoup la donne.
Avant / Après : je me suis créé un point lumineux pour être mieux vu et paraître moins blafard dans mon garage…
  • Évitez les arrières plans via Zoom & co… C’est cool et parfois marrant de mettre un fond aux couleurs de Ghibli ou un fond Lego, mais en pratique cela dégrade votre silhouette et vos gestes.

Et Après…

Voilà le cadre est bien posé et vos participants sont lancés plein d’énergie ! Dans le prochain épisode nous aborderons la phase suivante : comment la conserver et bien engager tout le monde ?

En attendant je suis très curieux de connaître vos astuces pour créer un cadre agréable à distance, n’hésitez pas à les partager !

Confinés mais formés : un retour d’expérience

Quand il y a un mois de ça, l’idée est apparue de transformer un cours sur l’agilité que je devais donner pour l’école Skema en cours distanciel, je dois avouer que l’idée ne m’a franchement pas emballé… Les étudiants sont un chouette public mais pas le plus facile : il est notamment plus difficiles d’avoir des interactions et de maintenir leur attention, que lors de formations professionnelles. Alors migrer un cours pour 44 étudiants ?

Choisir les bons outils

L’outil ne fait pas la pédagogie, mais dans le cas de la formation à distance avoir de bons outils va clairement participer à la qualité de la formation. Que ce soit pour le participant, pour qu’il se sente embarqué tout au long de la formation, que pour le formateur, si l’outil est simple et l’accompagne il sera plus détendu et plus à l’écoute des interactions plutôt que concentré sur la « technique ».

Pour ma part j’ai fait le choix de 3 outils principaux :

  • Zoom pour la vidéo. J’apprécie le fait de pouvoir avoir une mire des participants, le fait de pouvoir lever la main, le partage d’écran efficace, le fait de pouvoir streamer une vidéo et enfin surtout de pouvoir faire des groupes de travail et de pouvoir naviguer à l’intérieur des groupes.
  • Klaxoon pour tout ce qui est interaction globalement avec les participants. J’ai demandé aux participants de l’ouvrir à côté (onglet ou smartphone, tablette) et de le garder ouvert. J’en reparlerai plus bas mais vraiment Klaxoon est excellent pour garder le contact et pour pousser du contenu.
  • Draft pour les ateliers ou les participants sont libres de s’auto-organiser, de créer des boards par eux-même.

J’ai complété de temps en temps par un tout petit peu de framapad ou google docs pour de micro besoins (leur laisser créer des groupes par eux même par exemple ou produire un devoir évalué).

Avoir les bons outils et surtout se sentir à l’aise avec est pour moi indispensable pour que la formation se passe bien (un peu comme avoir une bonne salle bien équipée, pas surchauffée, peu bruyante dans un monde non confiné 🙂 ).

Varier les formats

Tout comme en présentiel il est très important de varier les formats utilisés, à la fois pour garder l’attention mais aussi pour permettre aux différentes formes d’intelligences de chacun d’être sollicitées. Voici une petite liste des différents formats que j’ai utilisés :

  • De la présentation classique, en suivant quelques slides d’un powerpoint, en faisant attention de limiter ces parties à quelques minutes.
  • De la présentation sur un tableau blanc, soit en partant d’un tableau blanc, soit en préparant quelques éléments de bases et en les ajoutant au fur et à mesure. Bonus les étudiants peuvent participer eux aussi, cela à notamment très bien fonctionné lorsque nous avons fait une storymap tous ensemble !
Un board préparé puis complété en live pour expliquer Kanban.
  • Des quizz très régulièrement (1 à 2 par demi-journée), même très basique, cela permet de s’assurer que l’on a bien été compris et cela favorise l’apprentissage par la répétition. Mention spéciale pour les « aventures » sous Klaxoon qui ont beaucoup plus. Ce mode permet d’introduire un peu de challenge dans les quizz en affichant en temps réel les résultats, idéal pour démarrer la matinée en se rappelant les éléments de la veille.
  • De l’exploration libre : je partage un document et/ou une courte vidéo que les participants regardent à leur rythme, puis je finis la séquence par une question qui permet aux participants de fixer ce qu’ils ont appris. Ce format est très intéressant car il permet d’explorer du matériel qui pourra resservir aux participants à posteriori. En terme de rythme je finis souvent par ce format, cela permet de finir plus tôt et de laisser le choix aux participants du moment où ils vont consommer le contenu.
  • Des ateliers en sous groupe : certains exercices s’adaptent bien à du virtuel. Par exemple « Au tableau » que la super Anne et le super Olivier ont migré sur draft. Ou encore faire des ateliers en groupe pour faire une storymap, développer un jeu avec Scratch…
  • Des interviews : durant la formation j’ai fait intervenir Alice pour nous présenter son rôle de ScrumMaster, Moïra le métier du coaching et Florence son rôle de Product Owner (merci infiniment à toutes les trois ! ). Les étudiants posaient des questions via Klaxoon et je relayais celles-ci. Les trois interviews ont beaucoup plus et j’ai eu de super retours, cela rend vraiment très concret les notions vues auparavant.
  • Produire un document : dans ce cadre la il s’agissait d’un devoir final évalué sur ce qu’ils souhaitaient améliorer dans leur entreprise en se servant du contenu du cours.

La formation distancielle m’a limité dans le choix de certains ateliers de groupe que je trouve très pédagogique, mais qui s’adapte mal à la distance. En contrepartie elle ouvre de nombreuses autres possibilités, c’est l’occasion d’être créatif et de tester de nouveaux formats !

Expérimenter d’autres interactions

Le plus gros challenge, à mes yeux, a été de créer un cadre pour stimuler l’interaction. Déjà en salle, stimuler de l’interaction dans un grand groupe n’est pas toujours facile, là à distance, avec 44 participants qui ont pour habitude de ne pas activer la vidéo… autant vous dire qu’au début je me suis senti un tout petit peu seul.

Ce qui n’a pas fonctionné :

  • Moi : « Vous en pensez quoi ? »
  • Le reste du monde : « … »
  • Moi : « … »

Ce qui fonctionne mieux : varier les formats d’interactions tant sur les outils que sur la forme (en sous-groupe, en 1:1) :

  • Utiliser le chat, aussi bien sur Klaxoon que sur Zoom. Exemple avec un ice-breaker pour lancer la discussion et attendre tout le monde le matin :
  • Poser des questions simples régulièrement :
Question « Notation » sur Klaxoon
Question « Storm » sur Klaxoon avec résultat en nuage de mot
Question « Oui/non » sur Klaxoon

Et les impliquer tout du long sur le format du cours :

Question « Storm » avec résultat en liste
Et bien sur faire des rétrospectives ! (ici avec un « Brainstorm » klaxoon)

En résumé, avoir de l’interaction qualitative « classique » est plus compliqué (je pense que le nombre et le facteur générationnel a aussi joué). Par contre, en s’appuyant sur d’autres formes de feedback (même le chat zoom par exemple) on peut avoir beaucoup plus de feedback que d’habitude et j’ai été surpris de voir que tous se sont facilement appropriés les outils et ont vraiment joué le jeu pendant toute la formation.

Adapter la cadence au distanciel

Faire une formation à distance ce n’est pas juste porter une formation classique mais « à distance » on l’aura bien compris, cela vaut aussi pour le rythme. J’ai respecté les conseils que l’on a pu me donner et les feedbacks ont été positifs :

  • Faire globalement des journées plus courte (en laissant des compléments que chacun fera à son rythme et quand il le souhaite).
  • Ne pas faire plus de 15 minutes de top down (mais cela est aussi vrai sur une formation classique).
  • Faire des pauses régulières
  • Etre très clair sur les consignes et notamment sur les timing (Exemple : « il est 11h05 on se retrouve à 11h20 » et bien l’écrire)
  • Prendre le temps de bien inclure tout le monde, s’assurer que tout le monde soit bien connecté sur les différents outils et rassurer régulièrement !

Comment démarrer ?

Vous n’avez pas l’habitude de donner des formations en ligne, comme beaucoup de monde…

Je trouve qu’il est intéressant pour démarrer d’aller rencontrer ceux qui le font déjà depuis de nombreuses années. J’ai eu la chance de pouvoir poser pleins de questions à Frankie Geneviève (mille mercis à toi Frankie !) qui avait déjà une très grosse expérience sur ce type de format et j’ai suivi un super webinar par Jean-François Detout. Il y a beaucoup de contenus sur le thème du « Blended learning » (Futurelearn, Coursera, Edx, …). Le confinement est une opportunité pour se former et pour expérimenter de nouvelles choses.

Personnellement je trouve que l’expérience a été vraiment top et m’a fait clairement sortir de ma zone de confort pour le mieux. Le lien avec les étudiants s’est créé plus lentement, mais il a été malgré tout assez fort à ma grande surprise, j’ai eu plaisir à avoir de nombreux échanges avec eux.

Cela modifiera quoi qu’il arrive ce que je fais en présentiel pour incorporer de nouveaux formats, des compléments que je donnerai en plus…

Alors jetez-vous à l’eau, expérimentez … en restant chez vous.

Et pour finir un grand merci à Naya qui m’a poussé sur Klaxoon et des bisous à Olivier, Alice, Sam et à la tribu qui m’ont aidé sur le contenu du cours et qui ont fait de nombreux essais avec moi 🙂

Bilan de l’année 2019

Comme tous les ans, voici ci-dessous le bilan de la tribu et de ses actions.

L’agile tribu est composée des mêmes 11 membres (cf https://blog.agiletribu.com/2018/12/19/bilan-2018/ )

Ce que nous avons fait

  • 65 formations via nos partenaires
  • 12 journées ouvertes via meetup & 5 meetups ouverts en soirée (via https://www.meetup.com/AgileTribu/events/past/)
  • 19 locations de salle rémunérées (formation extérieur)
  • Une dizaine de participations à des conférences (Conférence ou atelier)
  • Sponsoring Flowcon et Agile Pays Basque
  • Nous avons désormais l’aide d’Emilie, assistante administrative, sur la répartition des frais de la tribu et sur tout l’administratif.
  • Un weekend de travail commun sur la tribu.

Les sujets que nous avons travaillés

Nos biens communs

Identique à l’année dernière (voir https://blog.agiletribu.com/2018/12/19/bilan-2018/ )

Nos charges

Voici nos principales sources de dépenses cette année, soit prêt de 26 500€ :

Montant mensuelMontant unique
Loyer main d’Or1770
Electricité main d’Or50
Assurance main d’Or30
Internet main d’Or40
Gestion administrative40
WordPress – blog tribu5
Nom de domaine .fr et .com3
Meetup5
Sponsoring et intendance3000
Sessionlab13
Total234723000

Cette année les frais sont vraiment partagés entre tous les membres, avec une contribution libre et volontaire (via une feuille de calcul partagée entre tous les membres).

Même

Pourquoi et par qui automatiser les TNR (tests de non régression) pour l’intégration d’un progiciel en TDS

La pyramide des tests impose de garder une bonne proportion de l’effort de test à réaliser sur son produit (produit réalisé en pratiques agile) :

Voici une très belle présentation du sujet par Damien Beaufils

Pyramide des tests

Ce que Damien nous montre est dans le cadre du développement de votre produit, mais comment faire si vous avez un produit non maintenue (legacy) et que vous devez faire des modifications ?
Comment faire si mon produit est basé sur un progiciel (logiciel propriétaire, sur étagère à paramétrer) dont je ne connais pas la qualité ?

Il faut mettre en place une chaîne de test TNR ( test de non régression) fiable et sécuriser avec vos scénarios les plus importants.
L’automatisation de vos tests de non régression permet de faire vivre votre produit dans un cycle agile afin de vous permettre de le modifier quand vous voulez et d’avoir un feedback immédiat pour mettre en production dans la journée.
Vous y gagnez du temps de réaction et réduirez votre coût de recette car votre équipe recettera uniquement les changements.
Dans le cadre du logiciel à intégrer dans votre entreprise , les paramétrages du logiciel doivent être sous le contrôle de tests automatisés.

Si votre produit est prioritaire, stratégique pour votre entreprise, vous comptez l’utiliser sur plusieurs années et le faire évoluer, vous devriez faire appel à un qualiticien expérimenté pour la mise en place des outils de tests et son DSL de test.

Deux approches de test à faire :
Via la couche API :
Si votre produit est récent, vous devriez avoir accès aux APIs des services du produit (rest, soap, client-serveur).
Cette méthode est privilégié car plus simple à mettre en place afin d’éviterez les temps de latence de la couche IHM ou le scripting sur l’XLM qui provoque souvent des faux-positifs.
Via la couche IHM :
Utiliser des robots via des scriptes pour remplir les champs et valider les résultats via votre IHM logiciel : voir Robot Framework ou Cucumber.

Dans votre stratégie de test, chaque paramétrage a un objectif de comportement du produit, c’est ce comportement que vous devez tester et que vous devez rendre testable.
Pour cela votre qualiticien basera ses efforts en suivant le pattern SOLID :

Responsabilité unique (single responsibility principle)une classe, une fonction ou une méthode doit avoir une et une seule responsabilité
Ouvert/fermé (open/closed principle)une entité applicative (class, fonction, module …) doit être ouverte à l’extension, mais fermée à la modification
Substitution de Liskov (Liskov substitution principle)une instance de type T doit pouvoir être remplacée par une instance de type G, tel que G sous-type de T, sans que cela ne modifie la cohérence du programme
Ségrégation des interfaces (interface segregation principle)préférer plusieurs interfaces spécifiques pour chaque client plutôt qu’une seule interface générale
Inversion des dépendances (dependency inversion principle)il faut dépendre des abstractions, pas des implémentations

Pourquoi un qualiticien pour réaliser votre stack de tests ?
Le plus compliqué n’est pas d’écrire le test ou de tester, le plus compliqué est de définir les bons outils à mettre en place pour tester votre produit, et ensuite de mettre en place une mécanique de test résiliant aux changements des données sur votre environnement de test et minimiser les faux-positifs.
Ensuite, son travail est de gérer l’effort à mettre dans chaque test par rapport à son ROI car rappelez-vous la pyramide de tests présenté par Damien plus haut, les tests d’IHM et d’intégration sont les plus chers à faire et maintenir.

C’est la mission du Qualiticien Agile afin de vous permettre de sécuriser votre produit avec la mise en place du BDD Behavior Driven Development ou pour nous ici du TDS : Test Driven Settings.

Si besoin, nous travaillons avec des partenaires experts dans la mise en oeuvre de l’automatisation de vos tests de non régression TNR.

Permaculture 2 ans après, le chemin – partie 1

J’évoquais dans l’article précédent (Permaculture 2 ans après, la découverte) comment une expérience très simple m’avait amené à découvrir la permaculture.
Dans celui-ci je vais essayer de retracer toutes les découvertes que j’ai fait, de livre en livre, de rencontre en rencontre, d’expérimentation en expérimentation.

Il se peut que ceci soit un brin décousu, mais je vais tâcher de faire au mieux 🙂

Permaculture & agroécologie

Ma première rencontre avec la permaculture se fait donc via le livre de Perrine et Charles Hervé Gruyère. Si vous souhaitez voir à quoi ressemble leur ferme je vous conseille de jeter un coup d’oeil à leur chaine youtube :

La permaculture c’est avant tout une philosophie, une manière d’être qui nous invite à revoir notre mode de vie. Je ne vais pas rentrer dans le détail car j’ai déjà écrit un article sur le sujet, que je vous invite à découvrir si vous ne l’avez pas encore lu : Pourquoi s’intéresser à la permaculture ?

Restons sur Youtube, quelques chaînes très intéressantes que j’apprécie beaucoup, tout d’abord celle de Damien Dekarz, Permaculture agroécologie etc… Damien est passionnant à écouter et restitue vraiment parfaitement la philosophie de la permaculture dans ses vidéos :

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Agile Tribu Enterprise

Espace, frontière de l'infini, vers laquelle voyage notre Enterprise Agile.
Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges d'entreprises libres, découvrir de nouveaux styles de vie, d'autres civilisations bienveillantes, et au mépris du danger et de l'Etat, reculer l'impossible de l'employabilité...
Espace, frontière de l’infini, vers laquelle voyage notre Enterprise Agile.
Sa mission : explorer de nouveaux mondes étranges d’entreprises libres, découvrir de nouveaux styles de vie, d’autres civilisations bienveillantes, et au mépris du danger et de l’Etat, reculer l’impossible de l’employabilité…

J’aimerais travailler dans une entreprise où je me sens moi avec des collègues qui partagent les mêmes socles de valeurs.

Cette entreprise nous permettra de grandir ensemble et de prendre du plaisir.

Yannick AMEUR

Notre raison d’être :

Participer à la création d’un concept d’entreprise Libre et Agile, devenir des équipiers et co-construire notre entreprise afin de travailler ensemble dans un environnement qui nous ressemble.

La Vision :

Une Structure Agile, équitable, exemplaire, transparente sur sa stratégie et ses chiffres, qui permet l’accompagnement de ses équipiers et la gestion collaborative de la vie de cette entreprise.

  • besoin de sens et de raison d’être,
  • besoin d’écoute,
  • être fier de faire partie de l’Agile Tribu Enterprise,
  • besoin d’être responsabilisé (adulte à adulte),
  • envie de partager des valeurs,
  • besoin d’être acteur dans son entreprise,
  • besoin de transparence sur tout,
  • besoin d’un engagement solidaire et d’investir sur la planète : pour soi, pour ses collègues, pour l’entreprise via des actions et non des promesses,
  • besoin d’exemplarité de l’entreprise, de ses collègues et de soi-même.

Les hypothèses issues des interviews de futurs équipiers

A qui adressons-nous cette entreprise Agile ?

A ceux qui veulent :

  • entrer dans un modèle salarié équitable en gardant de la liberté,
  • partager et compter sur des collègues réellement bienveillants,
  • avoir une gestion de l’administratif centralisée et commune,
  • travailler avec un ADN Agile et une culture ouverte en interne.

Ceci est la première version de la vision l’Agile Tribu Enterprise.
Merci à vous de venir participer et de nous aider à grandir.

Vous pouvez nous rejoindre via le MeetUp :
https://www.meetup.com/fr-FR/AgileTribu/

Chaîne de valeur : comment la définir ?

La chaîne de valeur dans votre Produit ou dans votre entreprise est spécifique, donc je vous propose une solution à adapter avec si possible un coach Agile.

La recherche de chaînes de valeurs est pour moi la résultante d’un système complexe dans certain grand groupe, ou dans des contextes de Produits imbriqués nécessitant une gestion scallée des équipes.
Quand les membres d’un système ne comprennent plus ce qu’ils apportent comme valeur dans le système : quêtes de sens, responsabilités, valeurs.

Voilà donc une façon d’aborder la définition d’une chaîne de valeur(s).

Merci à Béatrice Kreng d’avoir scribé la Chaîne de Valeur

Définition de la chaîne de valeur : la chaîne de valeur est l’ensemble des produits et des personnes qui participent à la réalisation de votre Epic.

L’Epic est une fonctionnalité Macro à réaliser, elle peut se découper en plusieurs Users Stories.

Release glissante : c’est un ensemble d’Epic qui représentent 3 mois de production estimée des Produits de votre système.

Chaque Epic doit aller en production le plus rapidement possible et permettre à une nouvelle Epic de rentrer dans la release, d’où la notion de Release Glissante.

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Permaculture 2 ans après, la découverte …

Cet article sera différent des autres que j’ai pu écrire jusqu’à présent.
C’est le bilan d’une expérience toute simple, mais qui a eu un impact majeur sur ma vie et ce depuis prêt de 2 ans maintenant.

Je l’écris tout autant dans l’espoir de susciter l’envie à d’autres de faire ce genre d’expérience, que pour poser quelque part le bout de chemin que j’ai effectué et revenir sur toutes les découvertes que j’ai faites.

L’envie d’autre chose

Cette histoire commence, par hasard, le 14 mars 2017.

Le point de départ est un tout petit livre : The small army strategy de Srinivas Rao. Le livre parle d’entrepreneuriat, de communautés, mais ne me laisse pas un souvenir impérissable, hormis une phrase qui résonne pendant plusieurs jours en moi :

Our obsession with authority has too many people reading nothing but blogs about their industry. But by reading content that falls outside your field you can pull ideas and insights from other disciplines into your work.

Je fais un tour sur mon historique de livres des 12 derniers mois : beaucoup de livres sur l’agilité, l’entrepreneuriat, la psychologie sociale, la communication, le développement personnel et peu de places pour autre chose en fait, sortie de ces sujets. Idem sur ma consommation d’articles ou de conférences.

Thinking gorilla
Ça m’a fait réfléchir…

Cette phrase a continué à trotter ainsi quelques semaines en tâche de fond. Comment m’intéresser et aller à la rencontre de choses différentes que je ne connais pas ?

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Bilan de l’année 2018

Comme nous évoluons ensemble et par transparence, voici l’Agile Tribu en quelques chiffres pour l’année 2018.

L’Agile Tribu est devenue en 2018 une marque déposée par Yannick Ameur à l’INPI.

Voici donc les points factuelles que nous pouvons remonter  :

Les personnes impliquées dans l’Agile Tribu

L’Agile Tribu est composée de :

  • 2 fondateurs
    • Yannick
    • Nathaniel
  • 9 membres
    • Thibaut
    • Arturo
    • Nicolas
    • Alice
    • Thomas
    • Jean-François
    • Kamel
    • Naya
    • Olivier

Voici les personnes qui nous ont quittées : … 0

Ce que nous avons fait

  • 20 formations et séminaires en relations directs et au moins 42 formations via nos partenaires
  • 16 meetups ouvert en journée ( www.meetup.com/AgileTribu/ )
  • 8 meetups ou évènements hébergés
  • 14 locations de notre salle rémunérées (formateurs extérieurs)
  • 5 participations à des conférences, 5 talks ou ateliers
  • Sponsoring FlowCon et Agile Pays Basque

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