Petit guide d’animation à distance

Après de nombreuses expérimentations, je vous propose ce petit guide pour vous aider à rendre vos ateliers ou formations à distance efficace et surtout agréable à tous.

ÉTAPE 1 : Créer un espace chaleureux

La distance rend les interactions potentiellement plus « froide » : moins de non verbal, une synchronisation plus difficile et plus la possibilité de discuter avec son voisin avant le démarrage pour créer du lien.

Il faut donc plus en faire en tant qu’animateur pour créer un cadre ou les participants vont se sentir à l’aise.

Préparer les participants à activer la vidéo

La vidéo permet une meilleure fluidité dans les échanges et une plus grande chaleur dans la relation. Cependant, tout le monde n’est pas à l’aise avec, ou n’a pas un endroit adéquat pour l’activer. Si vous voulez que les participants ne soient pas pris au dépourvu et se prépare à l’idée il faut leur en parler dans l’invitation. Je mets systématiquement une phrase comme celle-ci :

 Idéalement j’aimerai que tu allumes ta caméra, en effet les échanges et la synchronisation sont bien plus chaleureux et efficaces avec (pense à te brosser les dents du coup 😉 ).

Bien prévenir, pour que chacun puisse se préparer correctement.

L’accueil

Le démarrage et l’accueil des participants sont deux moments clés pour créer l’ambiance de la suite.

Avez-vous déjà vécu ce moment : vous vous connectez à une visio ou tous les participants sont silencieux, vous vous demandez ce que vous devez faire et vous lancez un timide « bonjour » qui résonne pendant plusieurs secondes. C’est un peu comme si vous vous rendiez à une réunion ou personne ne parlait dans la salle et ou tout le monde évitait votre regard. Malaise…

En tant qu’animateur j’essaie d’éviter ce malaise aux participants : j’arrive autant que possible quelques minutes avant et lorsqu’un participant se connecte je l’accueille par son nom. J’essaie de meubler l’espace pour que les participants aient l’impression d’arriver dans un endroit vivant. Si je connais les participants je trouve un mot à leur dire, si ce n’est pas le cas je fais connaissance : « d’où est-ce que tu te connectes ? », « comment as-tu pris connaissance de l’atelier ? », « qu’est-ce que tu fais dans la vie? » … Et je fais attention de ne pas rentrer trop dans une discussion un à un pour accueillir au fur et à mesure les nouveaux arrivants. C’est important : la personne se sent accueillie et cela me permet également de vérifier que la personne m’entend bien et que son micro fonctionne.

Favoriser la gestuelle

Si le groupe est assez important (plus de huit personnes) j’aime bien démarrer en leur proposant des techniques d’animation gestuelle. Pour cela je leur diffuse juste une image comme celle-ci en leur présentant quelques gestes de bases :

Extrait du super ebook du Worklab.

Chaque fois que j’ai diffusé l’image au début j’ai eu beaucoup plus de feedback en cours de route (pouce en haut notamment) et des personnes qui levaient la main et attendait que je leur donne la parole pour intervenir plutôt que forcer la prise de parole en parlant plus fort. Certaines personnes sont plus introverties, il est très important de fournir un cadre pour les aider à intervenir et prendre la parole, chose plus délicate à distance.

Briser la glace

Vous avez certainement l’habitude des icebreakers. S’ils sont importants en présentiel, ils le sont d’autant plus à distance pour augmenter la part « d’humanité » du moment. Je vous propose mes quatre préférés :

  • Présentez-vous avec un objet. Les gens sont chez eux, profitons-en ! Donnez 30 secondes à tout le monde pour dénicher un objet qui le représente bien ou qui lui tient à cœur, puis chacun se présente en montrant son objet. J’ai découvert de belles choses grâce à cet exercice et des facettes inattendues. C’est un exercice idéal pour des gens qui ne se connaissent pas, mais cela renforce aussi les liens dans un groupe qui se connait.
  • Présentez-vous avec quelques images. J’amène les participants sur un tableau Miro ou Mural. Je les guide pour qu’ils créent tous un postit avec leur prénom. Puis je leur présente comment faire pour ajouter une image directement depuis l’outil et je montre l’exemple en ajoutant deux images : une à consonance plus pro et une plus perso. De même j’ai eu de belles surprises et des moments assez chouettes qui humanisent vraiment tous les participants :
  • Le mur des humeurs : je les amène sur un tableau virtuel ou l’image ci-dessous est préparée. Je leur demande de créer un postit avec leur prénom puis de le positionner sur le personnage qui leur correspond le mieux aujourd’hui. Enfin je fais un « tour d’écran » ou chacun se présente et explique le choix de son personnage. J’ai eu de beaux moments et des surprises via cet exercice très simple également !
  • Présentation en 1:1 : de même j’amène les participants sur un tableau virtuel et je leur fais créer un postit avec leur prénom. Puis, je leur demande de se répartir en binômes en déplaçant leur postit comme ci-dessous. Enfin je leur explique comment se déplacer dans une salle de sous-groupe tout seul pour se retrouver en binôme (ne fonctionne qu’avec Zoom) et je leur demande de se présenter l’un à l’autre et de répondre à tour de rôle à une question pour apprendre à se connaitre comme par exemple : « quel est le dernier truc chouette que tu as fait récemment ? », « qu’est-ce qui te manque le plus depuis que tu es confiné ? », … Je leur laisse 2 ou 3 minutes seulement pour cela, puis je les ramène en plénière.

L’intérêt de ces icebreakers est aussi de mettre en selle les participants et de les amener à découvrir les outils qu’ils vont utiliser par la suite en réalisant des tâches simples. On démarre ainsi tranquillement, sans pression, et je m’assure que tout le monde arrive à faire toutes les tâches demandées, sinon on attend et on aide celui qui bloque avec bienveillance.

Travailler son cadre visuel

La vidéo réduit drastiquement la qualité de la communication en enlevant une grosse part de non verbal très important lors des échanges. En tant que facilitateur de l’atelier j’essaie de travailler pour faire en sorte de l’enrichir :

  • Bien se positionner devant la webcam. Cela peut paraitre bête, mais je voie énormément de personnes dos à une fenêtre, des personnes dont on ne voie que le haut de la tête ou encore des personnes de coté car elles ont un double écran et ont mis la vidéo sur le deuxième…
  • Travailler la lumière pour être plus chaleureux et pour que l’on puisse mieux lire votre visage. C’est tout bête mais surtout si, comme moi, vous vous retrouvez dans une pièce mal éclairée cela change beaucoup la donne.
Avant / Après : je me suis créé un point lumineux pour être mieux vu et paraître moins blafard dans mon garage…
  • Évitez les arrières plans via Zoom & co… C’est cool et parfois marrant de mettre un fond aux couleurs de Ghibli ou un fond Lego, mais en pratique cela dégrade votre silhouette et vos gestes.

Et Après…

Voilà le cadre est bien posé et vos participants sont lancés plein d’énergie ! Dans le prochain épisode nous aborderons la phase suivante : comment la conserver et bien engager tout le monde ?

En attendant je suis très curieux de connaître vos astuces pour créer un cadre agréable à distance, n’hésitez pas à les partager !

Confinés mais formés : un retour d’expérience

Quand il y a un mois de ça, l’idée est apparue de transformer un cours sur l’agilité que je devais donner pour l’école Skema en cours distanciel, je dois avouer que l’idée ne m’a franchement pas emballé… Les étudiants sont un chouette public mais pas le plus facile : il est notamment plus difficiles d’avoir des interactions et de maintenir leur attention, que lors de formations professionnelles. Alors migrer un cours pour 44 étudiants ?

Choisir les bons outils

L’outil ne fait pas la pédagogie, mais dans le cas de la formation à distance avoir de bons outils va clairement participer à la qualité de la formation. Que ce soit pour le participant, pour qu’il se sente embarqué tout au long de la formation, que pour le formateur, si l’outil est simple et l’accompagne il sera plus détendu et plus à l’écoute des interactions plutôt que concentré sur la « technique ».

Pour ma part j’ai fait le choix de 3 outils principaux :

  • Zoom pour la vidéo. J’apprécie le fait de pouvoir avoir une mire des participants, le fait de pouvoir lever la main, le partage d’écran efficace, le fait de pouvoir streamer une vidéo et enfin surtout de pouvoir faire des groupes de travail et de pouvoir naviguer à l’intérieur des groupes.
  • Klaxoon pour tout ce qui est interaction globalement avec les participants. J’ai demandé aux participants de l’ouvrir à côté (onglet ou smartphone, tablette) et de le garder ouvert. J’en reparlerai plus bas mais vraiment Klaxoon est excellent pour garder le contact et pour pousser du contenu.
  • Draft pour les ateliers ou les participants sont libres de s’auto-organiser, de créer des boards par eux-même.

J’ai complété de temps en temps par un tout petit peu de framapad ou google docs pour de micro besoins (leur laisser créer des groupes par eux même par exemple ou produire un devoir évalué).

Avoir les bons outils et surtout se sentir à l’aise avec est pour moi indispensable pour que la formation se passe bien (un peu comme avoir une bonne salle bien équipée, pas surchauffée, peu bruyante dans un monde non confiné 🙂 ).

Varier les formats

Tout comme en présentiel il est très important de varier les formats utilisés, à la fois pour garder l’attention mais aussi pour permettre aux différentes formes d’intelligences de chacun d’être sollicitées. Voici une petite liste des différents formats que j’ai utilisés :

  • De la présentation classique, en suivant quelques slides d’un powerpoint, en faisant attention de limiter ces parties à quelques minutes.
  • De la présentation sur un tableau blanc, soit en partant d’un tableau blanc, soit en préparant quelques éléments de bases et en les ajoutant au fur et à mesure. Bonus les étudiants peuvent participer eux aussi, cela à notamment très bien fonctionné lorsque nous avons fait une storymap tous ensemble !
Un board préparé puis complété en live pour expliquer Kanban.
  • Des quizz très régulièrement (1 à 2 par demi-journée), même très basique, cela permet de s’assurer que l’on a bien été compris et cela favorise l’apprentissage par la répétition. Mention spéciale pour les « aventures » sous Klaxoon qui ont beaucoup plus. Ce mode permet d’introduire un peu de challenge dans les quizz en affichant en temps réel les résultats, idéal pour démarrer la matinée en se rappelant les éléments de la veille.
  • De l’exploration libre : je partage un document et/ou une courte vidéo que les participants regardent à leur rythme, puis je finis la séquence par une question qui permet aux participants de fixer ce qu’ils ont appris. Ce format est très intéressant car il permet d’explorer du matériel qui pourra resservir aux participants à posteriori. En terme de rythme je finis souvent par ce format, cela permet de finir plus tôt et de laisser le choix aux participants du moment où ils vont consommer le contenu.
  • Des ateliers en sous groupe : certains exercices s’adaptent bien à du virtuel. Par exemple « Au tableau » que la super Anne et le super Olivier ont migré sur draft. Ou encore faire des ateliers en groupe pour faire une storymap, développer un jeu avec Scratch…
  • Des interviews : durant la formation j’ai fait intervenir Alice pour nous présenter son rôle de ScrumMaster, Moïra le métier du coaching et Florence son rôle de Product Owner (merci infiniment à toutes les trois ! ). Les étudiants posaient des questions via Klaxoon et je relayais celles-ci. Les trois interviews ont beaucoup plus et j’ai eu de super retours, cela rend vraiment très concret les notions vues auparavant.
  • Produire un document : dans ce cadre la il s’agissait d’un devoir final évalué sur ce qu’ils souhaitaient améliorer dans leur entreprise en se servant du contenu du cours.

La formation distancielle m’a limité dans le choix de certains ateliers de groupe que je trouve très pédagogique, mais qui s’adapte mal à la distance. En contrepartie elle ouvre de nombreuses autres possibilités, c’est l’occasion d’être créatif et de tester de nouveaux formats !

Expérimenter d’autres interactions

Le plus gros challenge, à mes yeux, a été de créer un cadre pour stimuler l’interaction. Déjà en salle, stimuler de l’interaction dans un grand groupe n’est pas toujours facile, là à distance, avec 44 participants qui ont pour habitude de ne pas activer la vidéo… autant vous dire qu’au début je me suis senti un tout petit peu seul.

Ce qui n’a pas fonctionné :

  • Moi : « Vous en pensez quoi ? »
  • Le reste du monde : « … »
  • Moi : « … »

Ce qui fonctionne mieux : varier les formats d’interactions tant sur les outils que sur la forme (en sous-groupe, en 1:1) :

  • Utiliser le chat, aussi bien sur Klaxoon que sur Zoom. Exemple avec un ice-breaker pour lancer la discussion et attendre tout le monde le matin :
  • Poser des questions simples régulièrement :
Question « Notation » sur Klaxoon
Question « Storm » sur Klaxoon avec résultat en nuage de mot
Question « Oui/non » sur Klaxoon

Et les impliquer tout du long sur le format du cours :

Question « Storm » avec résultat en liste
Et bien sur faire des rétrospectives ! (ici avec un « Brainstorm » klaxoon)

En résumé, avoir de l’interaction qualitative « classique » est plus compliqué (je pense que le nombre et le facteur générationnel a aussi joué). Par contre, en s’appuyant sur d’autres formes de feedback (même le chat zoom par exemple) on peut avoir beaucoup plus de feedback que d’habitude et j’ai été surpris de voir que tous se sont facilement appropriés les outils et ont vraiment joué le jeu pendant toute la formation.

Adapter la cadence au distanciel

Faire une formation à distance ce n’est pas juste porter une formation classique mais « à distance » on l’aura bien compris, cela vaut aussi pour le rythme. J’ai respecté les conseils que l’on a pu me donner et les feedbacks ont été positifs :

  • Faire globalement des journées plus courte (en laissant des compléments que chacun fera à son rythme et quand il le souhaite).
  • Ne pas faire plus de 15 minutes de top down (mais cela est aussi vrai sur une formation classique).
  • Faire des pauses régulières
  • Etre très clair sur les consignes et notamment sur les timing (Exemple : « il est 11h05 on se retrouve à 11h20 » et bien l’écrire)
  • Prendre le temps de bien inclure tout le monde, s’assurer que tout le monde soit bien connecté sur les différents outils et rassurer régulièrement !

Comment démarrer ?

Vous n’avez pas l’habitude de donner des formations en ligne, comme beaucoup de monde…

Je trouve qu’il est intéressant pour démarrer d’aller rencontrer ceux qui le font déjà depuis de nombreuses années. J’ai eu la chance de pouvoir poser pleins de questions à Frankie Geneviève (mille mercis à toi Frankie !) qui avait déjà une très grosse expérience sur ce type de format et j’ai suivi un super webinar par Jean-François Detout. Il y a beaucoup de contenus sur le thème du « Blended learning » (Futurelearn, Coursera, Edx, …). Le confinement est une opportunité pour se former et pour expérimenter de nouvelles choses.

Personnellement je trouve que l’expérience a été vraiment top et m’a fait clairement sortir de ma zone de confort pour le mieux. Le lien avec les étudiants s’est créé plus lentement, mais il a été malgré tout assez fort à ma grande surprise, j’ai eu plaisir à avoir de nombreux échanges avec eux.

Cela modifiera quoi qu’il arrive ce que je fais en présentiel pour incorporer de nouveaux formats, des compléments que je donnerai en plus…

Alors jetez-vous à l’eau, expérimentez … en restant chez vous.

Et pour finir un grand merci à Naya qui m’a poussé sur Klaxoon et des bisous à Olivier, Alice, Sam et à la tribu qui m’ont aidé sur le contenu du cours et qui ont fait de nombreux essais avec moi 🙂

Bilan de l’année 2019

Comme tous les ans, voici ci-dessous le bilan de la tribu et de ses actions.

L’agile tribu est composée des mêmes 11 membres (cf https://blog.agiletribu.com/2018/12/19/bilan-2018/ )

Ce que nous avons fait

  • 65 formations via nos partenaires
  • 12 journées ouvertes via meetup & 5 meetups ouverts en soirée (via https://www.meetup.com/AgileTribu/events/past/)
  • 19 locations de salle rémunérées (formation extérieur)
  • Une dizaine de participations à des conférences (Conférence ou atelier)
  • Sponsoring Flowcon et Agile Pays Basque
  • Nous avons désormais l’aide d’Emilie, assistante administrative, sur la répartition des frais de la tribu et sur tout l’administratif.
  • Un weekend de travail commun sur la tribu.

Les sujets que nous avons travaillés

Nos biens communs

Identique à l’année dernière (voir https://blog.agiletribu.com/2018/12/19/bilan-2018/ )

Nos charges

Voici nos principales sources de dépenses cette année, soit prêt de 26 500€ :

Montant mensuelMontant unique
Loyer main d’Or1770
Electricité main d’Or50
Assurance main d’Or30
Internet main d’Or40
Gestion administrative40
WordPress – blog tribu5
Nom de domaine .fr et .com3
Meetup5
Sponsoring et intendance3000
Sessionlab13
Total234723000

Cette année les frais sont vraiment partagés entre tous les membres, avec une contribution libre et volontaire (via une feuille de calcul partagée entre tous les membres).

Même

Permaculture 2 ans après, le chemin – partie 1

J’évoquais dans l’article précédent (Permaculture 2 ans après, la découverte) comment une expérience très simple m’avait amené à découvrir la permaculture.
Dans celui-ci je vais essayer de retracer toutes les découvertes que j’ai fait, de livre en livre, de rencontre en rencontre, d’expérimentation en expérimentation.

Il se peut que ceci soit un brin décousu, mais je vais tâcher de faire au mieux 🙂

Permaculture & agroécologie

Ma première rencontre avec la permaculture se fait donc via le livre de Perrine et Charles Hervé Gruyère. Si vous souhaitez voir à quoi ressemble leur ferme je vous conseille de jeter un coup d’oeil à leur chaine youtube :

La permaculture c’est avant tout une philosophie, une manière d’être qui nous invite à revoir notre mode de vie. Je ne vais pas rentrer dans le détail car j’ai déjà écrit un article sur le sujet, que je vous invite à découvrir si vous ne l’avez pas encore lu : Pourquoi s’intéresser à la permaculture ?

Restons sur Youtube, quelques chaînes très intéressantes que j’apprécie beaucoup, tout d’abord celle de Damien Dekarz, Permaculture agroécologie etc… Damien est passionnant à écouter et restitue vraiment parfaitement la philosophie de la permaculture dans ses vidéos :

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Permaculture 2 ans après, la découverte …

Cet article sera différent des autres que j’ai pu écrire jusqu’à présent.
C’est le bilan d’une expérience toute simple, mais qui a eu un impact majeur sur ma vie et ce depuis prêt de 2 ans maintenant.

Je l’écris tout autant dans l’espoir de susciter l’envie à d’autres de faire ce genre d’expérience, que pour poser quelque part le bout de chemin que j’ai effectué et revenir sur toutes les découvertes que j’ai faites.

L’envie d’autre chose

Cette histoire commence, par hasard, le 14 mars 2017.

Le point de départ est un tout petit livre : The small army strategy de Srinivas Rao. Le livre parle d’entrepreneuriat, de communautés, mais ne me laisse pas un souvenir impérissable, hormis une phrase qui résonne pendant plusieurs jours en moi :

Our obsession with authority has too many people reading nothing but blogs about their industry. But by reading content that falls outside your field you can pull ideas and insights from other disciplines into your work.

Je fais un tour sur mon historique de livres des 12 derniers mois : beaucoup de livres sur l’agilité, l’entrepreneuriat, la psychologie sociale, la communication, le développement personnel et peu de places pour autre chose en fait, sortie de ces sujets. Idem sur ma consommation d’articles ou de conférences.

Thinking gorilla
Ça m’a fait réfléchir…

Cette phrase a continué à trotter ainsi quelques semaines en tâche de fond. Comment m’intéresser et aller à la rencontre de choses différentes que je ne connais pas ?

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Des jeux pour réfléchir et conserver l’énergie

Récemment j’ai animé une formation de quatre jours de découverte de l’agilité pour un public étudiant en M2 d’une école de Marketing/Digital sur Paris. J’aime beaucoup le public étudiant car il est en règle général très ouvert à la nouveauté et prêt à expérimenter tout ce que l’on lui propose. C’est un public aussi très spontané et qui n’hésite pas à discuter des émotions qu’il ressent. La contrepartie avec ce public est qu’il descend aussi vite en énergie qu’il peut monter, et qu’au bout de quinze minutes de théorie on a souvent plus grand monde avec nous…

Afin de rendre l’expérience plus intéressante je me suis donc mis quelques contraintes pour cette formations :

  • Pas plus de quinze minutes de théorie consécutive.
  • Tout ce que l’on voie est forcément expérimenté via une simulation, un atelier.
  • A chaque démarrage ou après chaque pause on démarre par un energizer pour se mettre en mouvement, prendre de l’énergie.
  • Le groupe étant assez grand (18 élèves, ce qui n’est finalement pas énorme pour un groupe étudiant) je privilégie des ateliers nécessitant peu de préparation et de matériel.

Au final, voici la liste des activités ludiques que j’ai facilité (hors groupe de travail, moment de réflexion en groupe et ateliers sur leurs contextes). N’hésitez pas à vous en inspirer :

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Pourquoi s’intéresser à la permaculture ?

Permaculture Mandala

Au plus je creuse le sujet de la permaculture, au plus mon intérêt grandit et plus je découvre des passerelles pour enrichir ma façon de faire de l’agilité. Dans les articles qui suivront, je déroulerai le concept de « permagilité », une agilité durable et basée sur la philosophie et les principes de la permaculture. Mais aujourd’hui je vous propose de commencer par une petite introduction à la permaculture.

Si nous reprenons la définition de wikipedia :

la permaculture est une méthode systémique et holistique de conception d’habitats humains et de systèmes agricoles inspirée de l’écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition.

Le système agricole étant au coeur de la permaculture, allons jeter un coup d’oeil sur le monde agricole moderne.

L’agriculture intensive

Au sortir de la deuxième guerre mondiale, l’agriculture devient le secteur clé de tous les pays en reconstruction. Il faut sortir du rationnement et réussir au plus vite à nourrir les populations. Avec l’arrivée du pétrole l’agriculture connait une mutation radicale et très rapide :

  • Les paysans s’équipent de plus en plus en engins mécaniques : tracteurs, moissonneuses, pulvérisateurs…
  • Le retournement des sols s’impose comme bonne pratique
  • Avec le développement de la chimie, engrais et pesticides deviennent la norme

Les semences également sont sélectionnées pour leurs rendements et leurs uniformités au détriment de la variété.

agriculture-intensive
Source : l’agriculture paysanne expliquée aux urbains

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Walkingdev permagilité @Toulouse

Sur l’impulsion de Stéphane à la sortie de ma présentation permagilité faites à AgileFrance (voir slides ici) nous voici donc embarqués dans la préparation d’un walkingdev avec Claude et Fabrice.

Walkingdev?

Le pitch des walkingdev c’est « Apprendre avec ses pieds et découvrir des endroits insolites ». En pratique c’est : une journée autour d’un thème défini. Des créneaux de 45/60 minutes max alternés par un peu de marche pour passer d’un lieu à un autre. Pour ce walkingdev nous étions à Toulouse ce mercredi. Nous avions fait les repérages la veille et au final notre périple de mercredi fut celui-ci :

carteWalkingDev

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Permagilité : quand l’agilité rencontre la permaculture

Permaculture et agilité

Il y a quelques mois j’ai découvert avec un grand intérêt la permaculture. Pour ceux qui ne connaitrait pas du tout, la définition de wikipedia est plutôt bien :

La permaculture est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n’importe quel système) en s’inspirant de l’écologie naturelle (biomimétisme) et de la tradition. Elle n’est pas une méthode figée mais un « mode d’action » qui prend en considération la biodiversité de chaque écosystème. Elle ambitionne une production agricole durable, très économe en énergie (autant en ce qui concerne le carburant que le travail manuel et mécanique) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.

Avec la permaculture j’ai découvert (et mon potager aussi 🙂 ) un ensemble de pratiques très intéressantes copiant et respectant la nature. J’y ai également découvert une philosophie et des principes dans lesquels je me suis retrouvé et qui peuvent se marier avec notre agilité.

Je me suis essayé à une première présentation de cette permagilité (perma pour « permanent » ie. durable) lors d’Agile France et les retours ont été très positifs. Voici le support de cette présentation :

 

Venez participer au walkingdev permagilité

Je souhaitais continuer le travail autour de la permaculture et de l’agilité et il se trouve que Claude et Fabrice ont eu la même envie. Nous nous retrouverons donc le 30 août à Toulouse pour un walkingdev sur le sujet. Si vous êtes intéressé par ce sujet n’hésitez pas à vous joindre à nous !