Walkingdev permagilité @Toulouse

Sur l’impulsion de Stéphane à la sortie de ma présentation permagilité faites à AgileFrance (voir slides ici) nous voici donc embarqués dans la préparation d’un walkingdev avec Claude et Fabrice.

Walkingdev?

Le pitch des walkingdev c’est « Apprendre avec ses pieds et découvrir des endroits insolites ». En pratique c’est : une journée autour d’un thème défini. Des créneaux de 45/60 minutes max alternés par un peu de marche pour passer d’un lieu à un autre. Pour ce walkingdev nous étions à Toulouse ce mercredi. Nous avions fait les repérages la veille et au final notre périple de mercredi fut celui-ci :

carteWalkingDev

Démarrage

A notre point de rencontre le matin nous sommes donc 8 pour démarrer par cette belle journée. Un petit checkin et nous attaquons le vif du sujet : introduction à la permaculture, ses origines puis présentation rapide des éthiques et principes.

Après cette rapide intro, nous prenons la route en direction du très beau jardin japonais :

A l’abri de notre chalet nous discutons librement de pas mal sujets :

  • Association de plantes
  • Rôle des « mauvaises herbes »
  • Phase d’observation
  • Autonomie
  • Durée de la transition
  • Pierre rabhi
  • Les colibris

Un peu de marche pour aller au point suivant et nous voilà sur la terrasse intérieure d’une grande librairie. Nous creusons lors de cet arrêt la notion d’écosystème (thème d’AgileTour Toulouse cette année). Un retour à la définition s’impose :

En écologie, un écosystème est l’ensemble formé par une association ou communauté d’êtres vivants (ou biocénose) et son environnement biologique, géologique, édaphique, hydrologique, climatique, etc. (le biotope). Les éléments constituant un écosystème développent un réseau d’échange d’énergie et de matière permettant le maintien et le développement de la vie.

Nous sommes parties sur ce thème car on dit que le but de la permaculture est de créer un écosystème (viable, durable, autorégulé). Une discussion enrichissante qui nous amène sur quelques points :

  • Les consommateurs doivent faire partie de l’écosystème
  • L’écosystème doit être autonome. Les fonctions transverses doivent donc autant que possibles devenir des activités faisant partie de l’équipe plutôt que des fonctions externes.

Claude en profite pour faire une rapide introduction à la méthode de conception OBREDIM souvent mentionné en permaculture et David nous présentent les habitats participatifs. Stéphane nous glissent quelques pistes à creuser :

Après-midi

Une pause déjeuné bien mérité s’impose. Puis nous allons au couvent des jacobins situé à proximité. Le cadre est très inspirant et Claude nous propose un petit jeu sympa :

Objectif de celui-ci : retrouver le principe de permaculture en partant du symbole :

principes-blanc.jpg

Le jeu est intéressant et amène beaucoup de question, nous nous aidons des citations associés aux principes comme par exemple : « Les fautes des pères rejailliront sur les enfants jusqu’à la septième génération » (principe 4 : Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction). Pas toujours évident 🙂

Et nous filons à notre prochain lieu, l’anartiste :

Nous profitons du cadre sympathique pour aborder le sujet : « comment la permaculture se débarrasse des éléments toxiques? ». Voici un ensemble de pistes :

  • Avoir des canards coureurs indiens 😉 (trouver le prédateur naturel, dans ce cas celui des limaces)
  • Amener de la terre pour enrichir la terre présente très pauvre
  • Nettoyer la terre polluée par les plantes
  • Mettre en place des stratégies comme le semis dans des boules d’argile pour éviter que les oiseaux ne les dévorent…

Nous en arrivons (comment, je ne sais plus 🙂 ) sur la notion de s’intéresser aux interactions et non pas aux personnes et Philippe nous amène à avoir une discussion fort intéressante sur le standup.

Cloture au jardin des plantes

Pour finir cette belle journée nous faisons une dernière escale sur la terrasse du jardin des plantes. Nous abordons le sujet « reproduire ce que fait la nature » et aboutissons notamment sur le concept de résilience.

Nicolas nous explique de quel manière il vérifie son produit (teammood) en utilisant le net promoter score. Il travaille son réseau d’ambassadeur (NPS à 9 ou 10) et les intègre vraiment dans la conception et la diffusion de son produit (on en revient à l’intégration des consommateurs dans l’écosystème). Accroitre son réseau de partenaire et un bon facteur de résistance dans le temps.

Nous arrivons également à la conclusion que toute forme de dépendance unique et un risque, comme par exemple un sponsor d’une transformation agile voire même le PDG d’une entreprise. Que ce passe-t-il lorsque celui-ci laisse sa place? La permaculture nous dit « chaque élément a plusieurs fonctions et chaque fonction est occupée par plusieurs éléments », une idée à développer pour nos prochaines intervention pour accroitre les facteurs de résilience sur le long terme.

Claude nous présente ensuite la fleur permaculturelle :

fleur-permaculture1

Nous ne sommes pas encore très sur de son objectif et de la manière de l’utiliser. En creusant dans le petit livret « L’essence de la permaculture » je trouve cette définition :

En partant de l’éthique et des principes ancrés dans la thématique cruciale des soins à la nature et à la terre, la démarche permaculturelle progresse en appliquant un par un les principes jusqu’à intégrer chacun des sept domaines qui seront vitaux pour soutenir l’humanité dans la descente énergétique.

La réflexion qui me vient est d’adapter cette fleur aux fonctions de l’entreprises en essayant itérativement de les inclure dans l’équipe : Finance et Economie serait la gestion budgétaire du produit, santé et bien être serait la fonction RH actuelle, habitat la gestion de l’environnement de travail, etc…

Et finalement la conclusion revient à Stéphane qui nous amène vers l’éthique, sujet très fort dans la permaculture mais qui est faiblement abordé par l’agilité. Il nous déniche le « Code d’éthique et déontologique de l’ingénieur logiciel« . Encore un sujet à creuser 🙂

 

 

La suite

Vous l’aurez compris ce fut une très bonne journée. Aussi bien sur le fond, car nous avons eu de super échanges, que sur la forme où le fait de nous déplacer de lieu en lieu dans le très beau cadre Toulousain fut très agréable. Un grand merci à tous les participants pour ce bon moment.

Cela me donne donc l’envie de prolonger cette aventure et faire de nouvelles rencontres dans un nouveau cadre.

Je vous propose donc de refaire une expérience similaire, mais cette fois sur Paris vers le début octobre. Si vous êtes intéressés n’hésitez pas à vous manifester !

3 réflexions sur “Walkingdev permagilité @Toulouse

  1. Excellent! Bravo ! Je n’ai découvert qu’assez récemment l’existence de toute une matière géniale autour de la théorisation de la permaculture … et les liens avec l’agilité et un futur désirable pour les entreprise m’ont aussi sauté aux yeux … voir que cela est une évidence pour d’autre m’incite à continuer à creuser le sujet (d’une part pour le jardin de ma maison, d’autre part pour mon jardin intérieur 🙂 )
    Bonne conférence à Nantes dans quelques jours, je parlerai également permaculture dans ma conférence
    « Être ou ne pas être agile, telle n’est pas la question pour l’Entreprise ! » … j’en profiterai pour faire un petit clin d’oeil vers la permagilité.

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